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Création
2018

Ricochets

D'après Jon Fosse
Traduction Terje Sinding (L’ARCHE Editeur)

Mise en scène Alex Selmane
Jeu Denise Barreiros et Alex Selmane
Scénographie Daniel Fayet
Création lumière Philippe Catalano
Création sonore Eric Guennou
Costumes Pascaline Duron
Régie générale Serge Richard
Chargée diffusion Martine Zitoun

Production Compagnie Là-bas théâtre
Coproduction Théâtre Jean Vilar (Montpellier), Le Cratère, scène nationale d'Alès
Partenariat Théâtre de Pézenas , Centre Ressources Molière, Sortie Ouest (Béziers), Théâtre Jacques Cœur (Lattes)
Aide à la création Région Occitanie
Avec le soutien de Réseau en scène

Sur le projet

Avec Denise Barreiros, qui est à l'origine du projet, nous allons créer un diptyque que nous appelons « RICOCHETS », composé de « Noir et humide » et de « Kant » de l'auteur norvégien Jon Fosse. Ces deux courts textes pour la jeunesse constituent, dans cet ordre et l'un après l'autre, un scénario-théâtre que je mets en scène et que nous interprèterons tous les deux, renouant ainsi avec notre complicité à la scène comme à la ville.

Ces deux récits se succédant - l'un d'une fillette qui, en l'absence de ses parents et de son frère, veut enfin descendre, et toute seule, à la cave (« Noir et humide »), et l'autre (« Kant ») qui est en partie le dialogue d'un garçon de huit ans avec son père sur l'infini de l'univers - (r)ouvrent la boite des peurs et des désirs cachés de l'enfance, du surgissement agité de ses sentiments ambigus, des questions laissées sans réponses et oubliées depuis.

L'histoire donnée à voir et à entendre avec « RICOCHETS » est celle-ci : à la tombée de la nuit, une femme (Lene) et son frère (Asle) reviennent pour un bref moment dans leur maison de famille, la maison de leur enfance, dorénavant inoccupée et qui a été au fil des ans vidée de son mobilier. La vie les a emmenés ailleurs, peut-être sont-ils eux-mêmes parents aujourd'hui. A la faveur de ce retour en ce lieu surgissent, remontent à la surface, deux souvenirs très nets pour l'un et pour l'autre et qu'ils vont pour la première fois se raconter, raconter, revivre, dans cette maison où il ne reste plus qu'un petit lit (et on en sait l'importance dans les deux récits), une lampe de chevet posée au sol, un carton de vieilles bandes dessinées dans le couloir, une paire de skis démodés au grenier sur laquelle on va sans doute retomber.

Le décor de ces réminiscences, à la fois concret et déréalisé, comme souvent dans la mémoire, devient par leur parole et cette immersion inattendue le lieu du dévoilement de l'enfant qu'ils furent l'un et l'autre (et peut-être un peu chacun de nous) et qu'ils redeviennent sous le regard des spectateurs.
La scénographie, réaliste (une chambre désertée, un couloir au lointain, sombre ou sur-éclairé) ET abstraite (un escalier qui n'est pas à sa place, des portes trop basses ou trop hautes, une fenêtre suspendue dans l'air, comme inaccessible ou ouverte sur l'univers), au-delà de sa représentation fictionnelle mais aussi de ses symboliques (le seuil de l'interdit, l'ouverture sur l'inconnu) place résolument l'histoire de « RICOCHETS » dans une dramaturgie poétique bien sûr (par les jeux de la lumière et l'environnement sonore) mais théâtrale surtout. La sœur et le frère vont s'adresser dans cet espace l'un à l'autre ; parfois très proches, parfois éloignés, ou bien à eux-mêmes. Mais de toute manière au spectateur, jeune ou moins jeune.
Ils vont parler et faire jouer leur enfance. Et ce jeu devrait déclencher des évènements spectaculaires, voire des apparitions troublantes. Oniriques ou inquiétantes... J'aimerais bien voir une pluie de comètes à un moment de cette nuit, ou entendre encore le son des pas de Lene ou d'Asle alors qu'ils sont déjà revenus de leur pérégrination dans la maison. Qui est cet homme ou cette femme en contre-jour de la porte de la chambre ? Le père, la mère ? Figures tantôt présentes, tantôt absentes mais toujours aux alentours. Et si un enfant passait furtivement à un moment en ombre portée dans le couloir ?

Dans cette histoire donc, jouer avec l'enfance et raviver de la mémoire enfouie en chacun de nous. Récente ou plus ancienne. Comme nous avons pu le constater lors de rencontres et lectures scolaires ou publiques.

Et maintenant, dans la poursuite de cette première résidence de création à Pézenas en octobre 2014, rêver avec allégresse et densité un spectacle pour de jeunes spectateurs et leurs parents ou les adultes qui les accompagneront. Et surtout le leur confier...

Alex SELMANE

Dates

Théâtre Jean Vilar -Montpellier : 25 janvier - 14h30 et 26 janvier - 14h30 & 20h / Le Cratère, scène nationale d’Alès : 29 janvier - 14h30, 30 janvier - 9h45 & 17h30, 31 janvier - 9h45 & 15h et 1er février - 9h45 & 14h30 / Ancien Evêché – ATP d’Uzès : 8 février - 14h & 20h15 / Sortie Ouest - Béziers : 12 mars - 14h et 13 mars - 10h & 19h / Salle culturelle de St-Gervais-s/-Mare : 23 mars - 21h / Théâtre Jacques Coeur - Lattes : 30 mars - 9h45 & 14h30 / Théâtre de Pézenas : 12 avril - 14h30 & 18h30

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