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Création
2006

La Joconde a mal aux dents

photo La Joconde a mal aux dents photo La Joconde a mal aux dents photo La Joconde a mal aux dents

Texte et mise en scène Pierre Astrié

Avec François Macherey

Scénographie Daniel Fayet
Costumes Pascaline Duron
Lumières Christian Lidon
Lumières reprise Nicolas Lalmand et Véronique Dauvin
Chargée de communication Ludivine Froissart
Accompagnateur de projet Paul-Marie Plaideau

Commande d’écriture et coproduction Théâtre d’O / Montpellier
Résidence d’auteur au C.N.E.S. La Chartreuse / Villeneuve Lez Avignon
Avec l’aide du Conseil Régional Languedoc Roussillon

Un résumé

Sur une « route » blanche, un homme bouge et parle. Il parle son quotidien, ses sentiments, ses pensées, son roman. Il dit tous les mots qu’il dit et qu’il pense et qu’il écrit tout au long d’une journée faite de mots comme n’importe quelle journée. Mots qui se forment sans prévenir dans notre esprit, qui nous assaillent, nous tyrannisent, mots des autres qui font naître les nôtres, mots d’amour qui font naître un roman. Il est seul. Il parle. Sa solitude est peuplée des autres, ceux de la vie, ceux de l’amour, de l’amitié, du roman, ceux des mots, Léonard de Vinci, le plombier, la voisine, le chien, Monna Lisa, la fille adolescente, la femme aimée, les clients, la liste est longue de ceux qui se bousculent et le bousculent dans sa solitude d’homme ordinaire. Et lui, au milieu de tout ça, au milieu des bombes, les pieds rivés au pipi de son chien, la tête dans les nuages Renaissance, il bouge, et il parle, obsédé par les secrets de Léonard de Vinci, qui étudiait les battements d’ailes et disséquait des cadavres pour tenter de comprendre les hommes...

La presse

Dans cette caverne d’Ali Baba des fables, le spectateur a le droit de se perdre. Tant pis si on n'a pas compris qu’en fait Monna n’est pas le nom du chien ni Léonard celui du plombier. Peu importe si tel mot appartient au narrateur ou au personnage. Seule compte cette logorrhée poétique et cocasse qui rend à la pensée son mouvement chaotique et désinvolte. Seule compte cette polyphonie qui ne rend que plus cinglant le couperet de la solitude, quand au détour d’une phrase, il tombe brutalement.
La Joconde a mal aux dents. Ce titre porte en lui le procédé qui fait du spectacle une belle réussite : la collision du poétique et du trivial. C’est l’histoire de la gestation de l’art dans le quotidien, du surgissement de l’imaginaire, d’une fable qui sonne à la porte entre deux pipis de chien et un récurage d’évier. Pierre Astrié et François Macherey, dans ce travail élaboré de concert, ont suivi avec délicatesse la nébuleuse des pensées surgissantes.
Eve Beauvallet - Mouvement

(…) L’écriture de Pierre Astrié est d’une force peu banale qui vous emporte dans un tourbillon de mots et de sons jusqu’à l’étourdissement. François Macherey campe un Paul Lemeur sans autre effet de manche que sa seule présence (…) Une intonation, un geste à peine esquissé, un regard qui glisse vers des cieux Renaissance, trois fois rien pour passer d’un registre à l’autre, pour aller du dedans au dehors sans crier gare, sans reprendre son souffle. Son corps entier, tendu, sa voix exprime toutes les variations d’un texte brut de décoffrage qui dit le monde, notre monde et tous ces êtres solitaires qui le hantent. C’est concis, précis. On apprécie. Marie-José Sirach – L’Humanité

(…) Avec une grande virtuosité, Pierre Astrié, l’auteur, passe à tout instant de la poésie au terre à terre. Toute la souffrance de l’esprit prisonnier du corps est signifiée, toutes les tentatives d’évasion de l’âme engluée dans la matière sont exprimées. Ces « maux » nous touchent. Nous nous reconnaissons. Écrit sans aucune ponctuation pour accentuer ce rythme infernal, c’est une sacrée performance que d’interpréter ce récit. Plus qu’y réussir, François Macherey arrive à jongler sur les mots, avec les gestes, d’une façon magistrale.
Carmela di Martine – Le 18ème du mois

(...) Pendant près d’une heure c’est ainsi une grandiose cataracte logorrhéique. Un flot incontinent de paroles giclant sans avertissement ni transition ni même ponctuation de la bouche, de la caboche et du bouquin de Paul. Ce qui oblige le comédien François Macherey à jouer sur différents registres et niveaux de jeu comme un jongleur avec des grenades dégoupillées. Virtuosité obligatoire ! Coup de chance, il est aussi virtuose que le texte est précis. Du coup, La Joconde a mal aux dents est un monologue absolument jubilatoire. Jérémy Bernède – Midi Libre Montpellier

(…) Magie de l’écriture et du jeu, ce scanner cérébral est un pur délice. Il coule sans ponctuation, au fil d’une langue étonnamment déliée, passe comme une lettre à la poste, la longue lettre d’un gars un peu timbré… perturbé à souhait comme sait l’être Pierre Astrié. Et pourtant, c’est bien François Macherey que le public a sous les yeux. Il incarne admirablement et pleinement cet homme qui se triture le cerveau à défaut de sortir ses tripes. Son crâne chauve est une incitation de plus à y plonger dedans, pour y trouver un frère, au pays des zappeurs fous que nous sommes tous devenus.
Arnaud Boucomont – Midi Libre Béziers

Pierre Astrié, l’auteur de La Joconde a mal aux dents, aime les mots. Mieux, il s’en repaît, s’en nourrit, les digère, les régurgite avec délectation. D’aucuns se shootent à la drogue, lui se défonce au verbe (…)Pierre Astrié, François Macherey, une belle équipe au service de la langue française.
Jacqueline Maurel – L’Hérault du Jour Béziers

(…) Une pièce qui parle au Lemeur qui sommeille en chacun de nous, que l’on soit créateur ou pas, un très beau texte qui donne envie de s’arrêter deux minutes pour réfléchir sur le sens de sa vie et peut-être tenter d’aimer davantage.
Jo Lengagne – Olé ! Béziers

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